Ancienne Halle aux Blés

L’ancienne Halle aux Blés a été construite au XVIe siècle. L’escalier extérieur date de 1924. Le bâtiment avec pignon en escalier servait de dépôt et de centre du commerce des grains. De 1819 à 1960, il a abrité l’école des garçons. A l’étage se trouve le musée du Bailliage de Rouffach. 

B3.1 ancienne halle aux bles retaillée

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Ancien Hôtel de Ville

L’aile droite, qui date du XVe siècle, a été remaniée en 1721. L’aile gauche a été réalisée par Franz Baur, maître d’œuvre municipal, en 1581. Au rez-de chaussée se trouve une grande salle avec de belles colonnes soutenant les arcatures des fenêtres. Au XIXe siècle, ce bâtiment a abrité le collège communal, puis l’école d’agriculture, d’où est issu le lycée agricole actuel. Les bâtiments restaurés servent à des activités socioculturelles. Vous pouvez aussi louer une des salles pour vos manifestations (mariage, réunion, séminaire, etc.).

B3.1 ancien hotel de ville

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Tour des Sorcières

C’est la dernière tour subsistant des fortifications de la ville, toujours surmontée de son traditionnel nid de cigognes. La base ronde, qui est la partie la plus ancienne, date du XIIIe siècle : les étages carrés sont des XIVe et XVe siècles. Elle a servi de prison pendant des siècles. Elle doit son nom à de prétendues « sorcières » qui y furent enfermées à l’époque de l’Inquisition.

B3.1 tour des sorcieres

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Église Notre-Dame de l’Assomption

De loin, la flèche de l’église Notre-Dame de l’Assomption - « doigt de la cité » - fait signe au visiteur toujours surpris de trouver un monument aussi important dans une petite ville. Rouffach, ancienne capitale du haut-Mundat, possession des princes-évêques de Strasbourg, se devait de posséder une église à l’échelle de ses puissants seigneurs et maîtres.

Digne fille de sa prestigieuse église-mère qu’est la cathédrale de Strasbourg, elle est avant tout une œuvre de foi érigée par la volonté et par l’effort commun avec ce noble matériau qu’est le grès jaune du Strangenberg, réflecteur de lumière.

Intérieur :

De style roman-ogival, elle montre l'évolution de l'architecture religieuse du XIe au XIXe siècle. De l’église romane du XIe siècle subsistent les transepts nord et sud. Le chœur polygonal présente de magnifiques clés de voûtes et consoles, ainsi qu’un maître-autel illustrant notamment la légende de la donation de Rouffach à l’évêque Arbogast (XIXe siècle).

A noter également, les magnifiques vitraux représentant la vie de la Vierge et mis en place vers 1899. Deux tourelles en grès jaune sont les seuls vestiges de l’ancien jubé séparant le chœur de la nef, et démoli en 1718. Après 1918, une nouvelle sacristie est construite côté sud du chœur. L’ancienne sacristie du XIIIe siècle est quant à elle transformée en chapelle, dont la porte d’entrée est encadrée des plus belles sculptures de l’église : l’agneau pascal et le « sourire de Rouffach » (jeune homme et jeune fille).

Dans la nef de style gothique érigée au début du XIIIe siècle, on remarque l'alternance des piliers simples et en faisceaux, ainsi qu’un bel autel de la Vierge datant du XVe siècle. L’orgue situé sur la tribune a été reconstruit en 1855 par Claude Ignace Callinet, célèbre facteur d’orgue installé à Rouffach, avec de nombreux éléments provenant des instruments précédents.

Extérieur :

La tour centrale à huit pans, d’influence bourguignonne, a servi de clocher depuis sa construction (au XIIIe siècle) jusqu’au transfert des cloches dans la tour nord. Le massif occidental et sa très belle rosace sont érigés au XIVe siècle, notamment par le maître d’œuvre Woelflin de Rouffach.

Les tours sont reconstruites au XIXe siècle par l’architecte Maximilien Mimey : il achève la tour nord entre 1867 et 1872 mais doit interrompre les travaux de la tour sud en raison de la guerre de 1870. Les rajouts de cette époque sont facilement reconnaissables à la couleur gris-rose du grès utilisé (grès de Phalsbourg).

Le portail mutilé de ses sculptures à la Révolution est surmonté d’une très belle rosace inspirée de celle du transept sud de Notre-Dame de Paris. La façade et les contreforts extérieurs sont également animés de nombreuses sculptures : gargouilles, chimères, et personnages représentants les vertus et les péchés.

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Enclos aux cigognes

Lors d’une promenade dans les remparts, vous pourrez découvrir un enclos aux cigognes.

La cigogne blanche, emblème de l’Alsace, était en voie de disparition dans les années 1980. Diverses raisons expliquent ce phénomène : carence de nourriture du fait de la pollution et de l’assèchement des zones humides, fils électrique mortels, mais surtout à cause de la chasse dont elle fait l’objet lors de ses migrations en Afrique. En 1987, il ne restait plus que 9 couples en Alsace.

Grâce aux enclos, tels que celui de Rouffach, créés par l’APRECIAL (Association pour la Protection et la Réintégration des Cigognes en Alsace-Lorraine), les cigognes recommencèrent à se multiplier rapidement, au rythme qui est le leur de 4 à 6 œufs par an. A présent on dénombre 750 couples en Alsace soit plus d’un tiers de la population française. Et sur ces 750 couples, 65 % migrent l’hiver.

Les cigognes qui restent dans la région sont des animaux sédentaires, ceux qui ont passé au moins trois ans en enclos. Relâchées, elles se réimplantent aux alentours, en particulier dans les anciens nids abandonnés. Les cigogneaux nés en liberté de parents sédentarisés recouvrent leur instinct migrateur. Seules 20 % d’entre elles vont encore jusqu’en Afrique, les autres s’arrêtent en Espagne. Heureusement la migration est devenue moins dangereuse qu’avant, elles sont moins souvent chassées ou électrocutées sur des lignes haute tension.

Toutes les cigognes sont baguées, ce qui permet de suivre leur migration.

B3.1 parc a cigognes

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Château d’Isenbourg

Déjà du temps des Mérovingiens, la colline portait un château habité passagèrement par les rois tels que Dagobert II et son fils Sigebert. C’est au Moyen-Âge que fut construit le formidable château fort reproduit sur les anciennes gravures de la ville.

Les évêques Conrad de Lichtenberg (1273-1299) et Frédéric de Blankenheim (1375-1393) ont surtout favorisé l’achèvement et le développement de cette place forte, qui devait servir de dernier refuge aux défenseurs de la ville. De grands travaux de construction ont été ensuite entrepris par l’archiduc Léopold V d’Autriche, évêque de Strasbourg et seigneur de Rouffach.

En 1657, l’évêque François Egon de Furstenberg reprend les travaux de construction, interrompus par les misères de la guerre de Trente Ans, mais il ne peut les achever. L’immeuble en chantier est vendu comme bien national sous la Révolution, à des particuliers qui démolissent les superstructures.

Un nouvel édifice est construit au début du XIXe siècle et entièrement restauré vers 1885 par Xavier Ostermeyer. Les anciennes caves voûtées sont partiellement conservées. Actuellement, une chaîne d’hôtels de luxe a fait du château d’Isenbourg un de ses relais.

B3.1 chateau isenbourg2

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Église des Récollets

L'église des Récollets dédiée à Sainte Catherine d'Alexandrie faisait partie du complexe conventuel qui se situait entre la rue des Récollets et les remparts sud. Il faut faire abstraction des immeubles actuels se trouvant à droite de l'église, cet espace formant l'ancien cimetière.

La communauté franciscaine s'est établie à Rouffach vers 1250 dans une propriété qui venait de leur être offerte. L'église primitive, construite entre 1280 et 1300 connut plusieurs transformations. Elle est une des très rares églises d'ordre mendiant en Alsace à avoir été conservée avec sa chaire extérieure.

La construction accolée au chœur est la chapelle sépulcrale avec caveau et monument funéraire édifiée en 1606 par le comte Manderscheid-Blankenheim, grand bailli du Mundat et frère du seigneur-évêque.
   
A l'intérieur, dans le chœur, le maître-autel est du début du XVIIIe siècle. Les vestiges de stalles du XIVe siècle et la fresque du XVIIIe siècle représentent le martyr de Saint Jean Népomucène, patron des ponts. Dans la nef, une grande collection de dalles funéraires du XIIIe au XVIIIe siècle, provenant du lieu, dont l'une de 1291 porte une des plus anciennes inscriptions en vieil allemand de la région rhénane.

A l’extérieur du mur sud, dans la cour de cloître, se trouve un cadran solaire à système géo-centrique d’avant Galilée et Kepler de 1617, exemplaire unique du genre en Europe. L’arcature ouest du cloître a été conservée mais le remplage a été endommagé après 1870, lors de l’installation du tribunal dans les anciens locaux. A présent ce sont les archives municipales qui y ont élu domicile.

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